Agnès Didier, « Il y a un proximité particulière avec le patient dans un protocole »

Métier : Infirmièr(e) d’Etudes Cliniques (IRC)

Cursus : IDE & Diplôme Inter Universitaire (DIU) de Formation des Attaché(e)s de Recherche Clinique et Technicien(ne) d’Etudes Cliniques

Périmètre d’action : Les études promues par Nancy ou d’autres CHU ou et des industriels qui nécessitent des actes de soins

Mission 1 : Seconder le médecin investigateur
« Etre IRC, c’est exercer le métier de TEC et réaliser en plus tous les actes infirmiers propre au protocole.Je suis actuellement en charge des protocoles en pneumologie, en dermatologie et aux maladies infectieuses. Je travaille en étroite collaboration avec le médecin investigateur. Je l’aide au recrutement des patients et j’assure leur suivi tout au long de leur participation dans l’étude. Je guide l’investigateur dans la réalisation des actes et des visitesNous disposons de salles dans les services où nous faisons également tous les actes infirmiers liés à l’étude : injections, ECG, bilan sanguin, centrifugation, technicage … Les patients se montrent disponibles. Ils témoignent souvent de leur satisfaction d’y participer car notre suivi est plus pointu qu’un parcours de soins classique (plus de visites, plus d’examens, des contacts téléphoniques réguliers…). Parfois, ces actes de soins spécifiques à l’étude sont faits par les infirmières du service concerné. Nous leur transmettons les procédures et les dispositifs du protocole (carnets infirmiers, procédures d’injections et de surveillance, etc.), et nous les formons. Nous avons également un rôle de « Study coordinator » c’est-à-dire que nous sommes le lien entre toutes les personnes impliquées dans la recherche, nous assurons tout le suivi administratif des études qui représente environ 40% de notre activité ainsi que la gestion de tout le matériel fourni par le promoteur (tablette, IPod, kit de prélèvements….) ce qui explique que le rythme de travail de l’IRC est soutenu, parfois en flux tendu avec de nombreux allers-retours dans l’hôpital.»

Le plus : La proximité avec le patient
« Nous utilisons des tableaux de recueils de données propres à chaque étude, mais il ne faut pas hésiter à créer ses propres documents pour tracer les procédures très rigoureuses. Par exemple, j’ai élaboré un support « trame de visite » qui liste, point par point, les étapes lors de la rencontre avec le patient. Bien sûr, je l’adapte ensuite à chaque étude. Nos activités sont très encadrées par les règlementations. Il ne faut pas y déroger sous peine de remettre en cause toute la recherche. L’IRC instaure une relation de confiance avec le patient, elle est l’interlocutrice principale entre le médecin investigateur et le patient.Notre vigilance est essentielle : comptabiliser les traitements de l’étude pour s’assurer de l’observance, gérer les données complétées par les patients dans les IPod, lister les événements indésirables etc... C’est une sorte « d’éducation à la recherche » des patients que nous faisons car ce sont des partenaires indispensables.

Il faut aimer travailler en équipe et, en même temps, savoir travailler seule, faire preuve d’autonomie tout en respectant au millimètre les consignes d’une étude. Nous devons être capables de nous adapter rapidement aux demandes des promoteurs et aux différentes études qui nous sont attribuées, être dynamique, organisée, disponible et avoir le sens des responsabilités. Aucune recherche ne ressemblant à une autre, aucun patient ne ressemblant à un autre, c’est une remise en question constante. »